Fédération PCF du Var (83)

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Présentation des voeux à la presse à Carnoules

PCF VAR
Présentation des voeux à la presse dimanche 31 janvier en présence de 100 personnes.

Mesdames, messieurs de la presse, chers amis et camarades,

La fédération du var du PCF a tenu à présenter ses vœux à la presse et aux amis et camarades présents, même si nous sommes le dernier jour du mois de janvier.
Cette année 2016 s’annonce des plus mauvais augures pour les salariés et plus largement, les populations.
C’est une année de transition électorale qui a son importance pour l’analyse de la situation et les initiatives à dégager pour permettre aux citoyens d’êtres pleinement auteurs et acteurs de leur propre avenir.
Le rôle et la place du parti communiste français dans cette période sera un marqueur important.
Nul doute que les débats qui se développeront dans le cadre de la préparation de notre congrès national, qui aura lieu du 2 au 5 juin 2016 et de celui de la FD les 21 et 22 Mai, y participeront.
2015 a été marquée par les attentats et les drames qu’ils ont générés, par l’état de guerre dans laquelle nicolas sarkozy puis françois hollande ont plongé le pays.
L’état d’urgence décidé et la modification de la constitution ne règleront pas les problèmes, ils seront prétextes pour remettre en cause l’état de droit.
Sur les plans sociaux, économiques et politiques, l’état d’urgence n’est toujours pas déclaré et les situations sont dramatiques
En faisant de l’austérité, de la répression syndicale et de la remise en cause des droits sociaux et humains le fil conducteur de la politique gouvernementale, la barre est clairement poussée à droite
Si l’on énumérait toutes les mesures prises en 2015 pour satisfaire les exigences du MEDEF on s’apercevrait que la liste est particulièrement longue.
Avec toujours les mêmes objectifs : Faire supporter les responsabilités économiques, sociales et environnementales des entreprises par les familles, faire exploser les protections des salariés par la remise en cause du code du travail, mais aussi par des attaques sans précédent contre l’action syndicale, contre les syndicats eux-mêmes.
La dernière trouvaille de la ministre du travail, le référendum d’entreprise en est significatif.
Le chômage qui ne cesse de progresser avoisinant les 6 millions est une arme redoutable qu’utilisent les employeurs en pratiquant le chantage permanent à l’emploi, amenant parfois les salariés à décider eux-mêmes des reculs sur leurs droits pour espérer le garder!
Mais à renoncer au bout du compte on y perd tout y compris sa propre dignité !
Si 2015 a été marqué par le 70 ème anniversaire de la sécu, elle a aussi été une année noire pour les assurés sociaux.
Le gouvernement a engagé une accélération des transferts des marchés de la santé, de la famille, de la retraite au secteur privé remettant en cause notre système solidaire.
Avec les exonérations permanentes des cotisations sociales employeurs, les attaques contre la branche famille ont un caractère particulier tant elles sont au cœur du processus de démembrement de notre protection sociale.
Avec elles s’effrite petit à petit l’ensemble de l’édifice de la protection sociale, la prochaine étape étant l’introduction d’une CSG progressive prélevée à la source dans un nouveau barème fusionné de l’impôt sur le revenu.
Les lettres de cadrage du budget 2016 annoncent la couleur.
Un nouveau palier franchi dans les politiques d’austérités initiées au plan national et européen est engagé.
Naturellement ces mesures sont présentées comme le simple prix à payer d’une remise en ordre de la dépense publique.
En fait il s’agit de réduire et toujours réduire la dépense publiques et en l’occurrence, à hauteur de 50 Md€ sur la période 2015/2017.
Pourtant, les administrations, les services publics, les entreprises publiques ne sont plus en mesure d’assurer l’égalité de traitement des citoyens
La situation déjà extrêmement tendue risque de devenir rapidement insupportable !
C’est la remise en cause de la conception originelle des services publics qui est au cœur de la politique de réduction des dépenses publiques.
Un pilier essentiel de ce qui fait notre république est en passe de ne plus pouvoir répondre aux enjeux et défis de la période.
Pourtant le français sont attachés à leurs services publics et l’on encore une fois affirmés dans les sondages d’opinions à l’occasion des attentats du 13 novembre.

Les collectivités territoriales sont plus que jamais sur le gril !
De nouvelles coupes sombres sont à prévoir dans les subventions aux associations ou tout simplement certains services à la population risquent de fermer.
Il y a fort à parier que les effectifs des collectivités territoriales vont fondre comme neige au soleil en passant en priorité par les effectifs de non titulaires.
Mais bien sûr on ne parle pas de l’armée et du coût exorbitant des opérations extérieures tant financier qu’humain y compris sur le sol français.
Il est urgent d’abandonner cette logique mortifère qu’incarne le cercle vicieux de la réduction des dépenses publiques et sociales afin de nourrir des marchés financiers de plus en plus avides pour s’engager dans le cercle vertueux de la réponse aux besoins humains et environnementaux.
Concernant la dette publique
Si l’on se souvient bien, toutes les mesures d’austérité avaient pour objectif notamment de réduire la dette publique alors qu’en est-il ?
Au cours du premier trimestre de l’année 2015 elle a connu une croissance de 50 milliards d’euros.
Le déficit augmente et le remboursement de la dette continuera à représenter le principal poste budgétaire de 2016.
Une situation qui va devenir de plus en plus intenable.
En effet, alors que la croissance stagne, que le chômage poursuit sa progression et que les emplois stables et correctement rémunérés deviennent une exception, alors que les services publics sont laminés, comment peut-on penser sérieusement sortir la France de l’état de dégradation dans le quel elle se trouve aujourd’hui sans changer radicalement de cap politique?
D’autant que les profits des entreprises du CAC 40 se portent eux très bien et que les profits financiers et boursiers continuent d’augmenter et d’alimenter la bulle spéculative qui dans un capitalisme en crise profonde annonce un nouveau crash à court terme ! si rien n’est radicalement pas changé.
Les résultats des élections régionales ont montré, sur fond de rejet des politiques libérales, la recherche d’une autre cohérence contre le pouvoir de l’argent.
Dans ce cadre, toute la gauche est inaudible, ce qui pose la question de son avenir dans le pays et dans le Var.
Les recompositions politiques à droite comme à gauche montrent que nous entrons dans une nouvelle phase de notre société dans un combat idéologique ou les tenants de la pensée unique ultra libérale marquent des points.
En ce début 2016 se pose les questions liées aux rassemblements pour une alternative politique de gauche.
Toutes les expériences montrent qu’en privilégiant « le chemin » plutôt que les « objectifs et contenus politiques » des Clivages et incompréhensions chez les communistes comme parmi l’électorat de gauche se font jour et sont redoutables électoralement.

La question des contenus est donc essentielle, mais toute action à base sociétale et charitable, aussi importante qu’elle soit, ne peut suffire à combattre le capitalisme mondialisé et son déchaînement idéologique.
L’enjeu est de changer de politique en articulant la construction d’un rassemblement de gauche à des luttes et des mobilisations de terrain porteuses des aspirations populaires.
Une telle construction renvoie au rôle d’un Parti communiste révolutionnaire de notre temps à partir de la nature du combat de classes d’aujourd’hui dans lequel l’adversaire se nomme capitalisme mondialisé et financiarisé.
Ainsi, la confrontation d’idées est essentielles dans laquelle l’apport communiste est des plus important.
Le temps presse au regard des conflits et des dangers qui du local au mondial poussent au chaos.
Construire un autre avenir impose d’instaurer d’autres rapports entre les hommes en France, en Europe et dans le monde.
Pour cela il faut s’attaquer au pouvoir de l’argent sans quoi rien ne changera vraiment.
• Il est temps d’instaurer une nouvelle maîtrise collective de l’argent, du crédit et des banques, avec un pôle public financier et une Banque centrale européenne (BCE) dotée d’un fonds solidaire de développement social et écologique pour un euro de coopération.
• Il y a urgence, face à la généralisation de la précarité, de développer une sécurité d’emploi et de formation et l’expansion des services publics.
• Il y a urgence d’obtenir de nouveaux droits et pouvoirs d’intervention dans les gestions pour les salariés et les citoyens de l’entreprise à la cité et de jeter les bases d’une nouvelle république.
• Il y a urgence à engager une grande réforme de la fiscalité juste et efficace.
• Il est vraiment temps de passer à un nouveau type de croissance à base sociale et environnementale
Voilà de quoi alimenter le débat des communistes et de toute la gauche.
Car en politique, il n’y a pas de hasard, d’inconscience ou d’incompétences, tout est question de choix et d’engagement!
Les slogans ne suffiront pas à modifier le quotidien, même ceux teintés de rouges !
C’est Yvon GATTAZ, père de Pierre, qui était alors président du CNPF qui déclarait : « on ne gère pas un pays de la même manière si le parti communiste est à 15 % ou à 5 %.
Dans cette période le renforcement du parti communiste français en influence et en organisation est un élément important de la construction d’une alternative à gauche.

La fédération du var du parti communiste français souhaite à toutes et tous, santé et bonheur bien sur, mais aussi de nombreuses luttes et succès s’inscrivant dans une profonde transformation de notre société.

L’humain d’abord, a toujours été le cœur politique du parti communiste français, le rayonnement de ses idées est un enjeux pour aujourd’hui et pour demain.

Le communisme est à l’ordre du jour !

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